Une mondialisation instrumentée par les plus riches

Le cercle vicieux d'une mondialisation faussée (source : Alter now !)En Europe, les seuls gagnants dans la course à la délocalisation sont les trusts internationaux et les gros actionnaires (grandes fortunes, opérateurs financiers).
Peu de progrès social et environnemental a été réalisé dans les pays en voie de développement, plus particulièrement en Chine. Alors que c’était censé être le leitmotiv de la mondialisation : les citoyens des pays les plus développés acceptant de partager leur valeur ajoutée avec les pays les moins développés afin que les citoyens de ces derniers pays acquièrent plus de liberté et d’essor social.

Une destruction organisée des Services Publics

Destruction des Services public
Vous connaissez cette expression “Qui veut tuer son chien, dit qu’il à la rage” ?
De la même manière, les Services Publics sont depuis plus de 15 ans dénigrés systématiquement (par la plupart des gouvernements successifs, avec souvent la complicité des principaux médias). Il s’agit de transférer les activités rentables au secteur privé, et de supprimer les services dits “non rentables” (même s’ils ont une utilité sociale avérée). Pour accélérer le démantèlement, certains gouvernements n’hésitent pas à saboter délibérément les structures publiques.

L’essort des contrats de travail précaires

Contrats de travail précaires ou à durée limitée (CDD)De plus en plus les entreprises proposent des contrats de travail précaires, à durée limitée, aux horaires fragmentés, ou encore imposant une forte mobilité.

Assassinat discret de l’Hôpital Public

Privatisation de l'hôpital publicLa privatisation sélective des activités hospitalières les plus rentables (tels que les soins simples et/ou programmables) déstabilise et fragilise l’Hôpital Public.
En effet, l’Hôpital Public a besoin d’un mix d’activités (complexes et simples, programmables ou non) pour fiabiliser son budget et optimiser son organisation. Il est clair qu’une clinique privée qui ne va traiter que des prothèses de hanches est forcément plus rentable qu’un hôpital public qui se doit d’accepter un éventail large de cas avec peu d’anticipation.
L’Hôpital Public se retrouve ainsi avec moins de moyens pour traiter des cas plus complexes ou incertains. Ce qui implique une diminution de la qualité de service générale (et donc amène les usagers qui le peuvent à se tourner vers le secteur privé), et une augmentation des tarifs. Ceci alimente le développement des mutuelles et assurances privées qui prennent alors en charge les surcoûts. Ces opérateurs privés se servent alors de l’argent obtenu pour investir dans des cliniques privées. Et ainsi la boucle est bouclée.
Le risque à terme est d’avoir une santé à “plusieurs vitesses” et totalement dépendante des opérateurs privés. Au final, seul les investisseurs financiers y gagnent, l’Etat et les patients sont perdants.

Une Europe fracturée

Europe fracturée, Europe fragiliséeL’Europe a besoin d’une consolidation plus forte. Sa structure actuelle lui est préjudiciable à plusieurs titres, notamment :
. Elle est le jouet des opérateurs financiers (via les agences de notation internationales) qui parient les pays les uns contre les autres;
. Le dumping fiscal et social entre les pays européens profite surtout aux trusts internationaux, et amène des tensions inutiles entre les pays.
. Les pays hors Europe se servent de la concurrence interne pour en tirer le meilleur parti; c’est à quel pays européen fera la meilleure offre, et même offrira le plus de transfert de savoir faire, quitte à ce que ce dernier soit perdu.

L’Afrique se voit spolier ses terres

Les pays en voie de développement se font spolier leurs terres
De grands groupes financiers internationaux rachètent des terres aux pays africains (parfois avec le soutien du FMI et/ou de la Banque Mondiale).
Les paysans qui vivaient là sont chassés. Seuls quelques uns pourront être employés par la société, mais en étant exploités. La société ne produit que pour l’exportation (certains de ceux qui achètent les produits croient faire une bonne action). Les revenus sont aussi exportés dans les poches des actionnaires.
Au final, le pays et ses habitants n’y gagnent rien, à part quelques dirigeants du pays qui sont corrompus.
Certains pays se retrouvent carrément avec des famines (c’est le cas du Kenya) alors que ces pays ont de grandes terres cultivables.

Quand les banques rackettent les pauvres

Quand les banques rackettent les pauvres
Les familles pauvres (ou “modestes”) sont devenus une véritable source de profit pour beaucoup de banques.  Ce sont des petites sommes mais qui régulièrement et largement accumulées (puisqu’il y a de plus en plus de pauvres) remplissent les caisses de ces banques et de leurs actionnaires, le tout sur le dos des plus démunis. Ces familles deviennent ainsi encore plus pauvres, ce qui les rend paradoxalement plus profitables pour les banques.
En effet, les familles qui ont un budget limité sont souvent justes en fin de mois, à la limite du découvert bancaire. Le moindre aléa les rend vulnérables. Il peut s’agir parfois tout simplement d’un retard dans le versement de leur salaire. Ainsi, elles peuvent se retrouver avec quelques euros de découvert. Elles vont alors devoir payer des agios. Si un chèque arrive à ce moment là, il va être bloqué par la banque qui va faire payer des frais en plus des agios. Ainsi, avec 10 euros de découvert, la famille va parfois devoir à la banque 5 fois plus. C’est alors l’escalade. Pour faire face aux besoins courants à la fin du mois suivant, un conseiller bancaire va proposer un prêt à la consommation. Ce sont des prêts dont les taux peuvent monter jusqu’à 15% (très rentable pour la banque).
Mais ces familles n’ont pas le choix, elles sont pieds et poings liés avec leurs banques, elles se doivent d’avoir un compte bancaire.
A noter aussi que les frais de gestion ont souvent une partie forfaitaire, qui peut être considérée comme négligeable pour ceux qui manipulent de grosses sommes, mais qui est sur-dimensionnée pour ces familles.
Certaines banques facturent forfaitairement le retrait d’espèce dans les distributeurs 0,90 euros. Pour une personne qui retire une petite somme soit 20 euros, le coût relatif est de 4,5%.